Publié le par John l'Archiviste

7 points pour mieux comprendre le Knowledge Graph Google

Avec Christopher, l’un de nos experts du pôle SEO, nous nous intéressons une nouvelle fois au Knowledge Graph de Google. Cette fois-ci, c’est avec une certaine pédagogie que nous allons en apprendre davantage sur cette nouvelle fonctionnalité et comprendre comment en tirer profit pour une entreprise…

1/ Késako Le Knowledge Graph

Le « graphe du savoir » est une nouvelle fonctionnalité de Google qui a pour objectif de donner aux internautes une fiche récapitulative avec les principales informations relatives à la requête tapée.

Il y a un fort changement visuel car le Knowledge Graph (KG) occupe toute la partie droite des résultats de Google et près de 40% de l’espace.

Exemple d’intégration du Knowledge Graph pour le lieux « Londres »

Les objectifs du KG :

  1. Proposer des réponses et résumés d’informations directement intégrés dans les pages de résultats sans avoir à visiter un site web et sortir du moteur de recherche.
  2. Permettre la recherche prédictive: C’est-à-dire de trouver quelque chose qu’on ne cherchait pas initialement et anticiper les prochaines recherches des internautes.
  3. Donner des informations sur le sens et les intentions de recherche qui se cachent derrière un mot clé. Notamment dans le cas d’un mot à plusieurs sens. Cela confirmera l’importance de la sémantique.

2/ Depuis quand existe t-il ?

Apparu vers le 16 mai 2012, il arrive en France le 5 décembre 2012.
À ce jour, il contient plus de 500 millions d’entités, ainsi que plus de 3,5 milliards de faits et de relations entre ces différents objets.

3/ Mais c’est utile pour qui concrètement ?

C’est très utile pour les internautes car les recherches sont plus complètes.
Les internautes ont les infos plus rapidement et instantanément.

Exemple d’informations supplémentaires lors d’une recherche sur le mot clé « Ouest Online »

4/ Quel est son intérêt ou l’objectif recherché ?

Pour rappel, ce que Google nomme le « Knowledge Graph » correspond à la présentation de données organisées autour d’un concept, une entité nommée, avec pour objectif affiché d’apporter directement la réponse à la question de l’internaute.
En réalité, les objectifs de Google sont sans doute plus larges que cela :

  • Retenir l’internaute plus longtemps sur ses pages tout en lui proposant des annonces Adwords. En effet, plus l’internaute reste sur le moteur, plus le nombre de pages consultées augmente. Le nombre d’annonces Adwords lues, voire cliquées, va accroître lui aussi en conséquence. Les éditeurs qui connaîtront une perte de visibilité et donc de trafic sur leur site, seront enclins à se diriger vers la régie Adwords pour compenser leur baisse de visibilité.
  • Mettre en avant son propre réseau afin notamment de lutter contre Facebook.
  • Utiliser ses services (Google images, Google +, Google Adresse, etc) pour les intégrer dans le KG.

Toutes les fiches sont liées entre elles grâce au Knowledge Graph

5/ Quels sont les avantages et les limites du Knowledge Graph ?

Les informations générées dans le KG sont piochées sur différents sites comme Wikipédia ou la Freebase qui est une base de données rachetée par Google regroupant des entités nommées. C’est notamment le cas pour certains services de météo, résultats sportifs, horaires de cinéma.

Les sites web spécialisés dans ces domaines risquent de perdre du trafic à chaque enrichissement des résultats Google, les internautes n’iront plus sur ces sites car toutes les informations seront centralisées sur Google.

Le Knowledge Graph va mettre en évidence un certain nombre de recherches associées, images et autres informations pour l’internaute.

Notre Johnny national est bien référencé grâce au KG (fiche, disques, …)

6/ Quelles opportunités et/ou inquiétudes cela soulève ?

Pour certaines requêtes, il va falloir veiller à la E-réputation car les recherches associées ou les images récupérées de Google Images et qui seraient bien positionnées peuvent avoir un impact négatif.
Dans une stratégie SEO, il va falloir prendre en compte les micro-données donnant la possibilité aux rédacteurs de contenus d’enrichir les contenus des extraits présentant un site dans une page de résultats. Ces micro-données permettent aux moteurs de recherche de comprendre l’information et d’aider les internautes dans leurs recherches spécifiques. Ces extraits enrichis permettent par exemple, dans le cas d’une recette de cuisine, d’afficher la photo et la durée totale de la préparation.

Il faut se rendre sur le site schema.org pour sélectionner les champs correspondant aux données à valoriser pour les intégrer ensuite dans les pages du site. Ceci permet de faire comprendre aux moteurs de recherche que tel ou tel élément est lié.

Conseil de l’expert : Rendez-vous sur http://schema-creator.org/ pour générer le code nécessaire de manière simple et intuitive.

Google peut ensuite se servir de ces données et les intégrer dans le KG et ses autres services. Il faut savoir que Google tentera bien souvent de garder l’internaute sur ses propres pages pour augmenter son trafic.
À noter : cette méthode pourrait à terme avoir une incidence sur l’augmentation des enchères pour l’Adwords.

Attention au spam de masse Google Images pour jouer sur la e-réputation

7/ Qu’en pense notre expert ?

Il y a fort à parier que les possibilités d’actions SEO pour augmenter sa visibilité au sein du Knowledge Graph seront limitées à quelques optimisations liées à Google Images, Maps et des textes enrichis.

Si pour l’instant le KG s’applique « seulement » aux œuvres d’art, films, lieux, monuments et personnages célèbres cela va s’étendre de plus en plus aux entreprises notamment via les fiches Google+.

Il y a une véritable importance à utiliser les microdonnées dans une stratégie SEO.

Une réponse à “7 points pour mieux comprendre le Knowledge Graph Google”

  1. Guillaume dit :

    En effet, l’intérêt du knowledge graph est assez important pour l’utilisateur, personnellement j’aime bien cette fonctionnalité. Pour le moment étant donné quelle se base essentiellement sur Wikipédia pour le contenu, pas de problème mais d’ici là …

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